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Birmanie

un gouvernement bouddhiste intolérant

 

 

23 février 2009
Selon l’agence de nouvelles « Asianews »
, le régime militaire de Birmanie, l’actuelle Myanmar, a interdit aux chrétiens de se réunir pour prier ou célébrer des offices religieux dans des bâtiments privés, sur le territoire de la capitale Yangon (l’ancienne Rangoon). Des fonctionnaires du ministère des Affaires religieuses ont convoqué les propriétaires de bâtiments privés utilisés comme maisons de prière, pour les menacer de saisir leurs biens s’ils n’appliquaient pas cette décision.

On évalue à au moins cinquante les églises de maison, dites aussi « églises domestiques ». En fait, depuis 1990, les autorités birmanes refusent toute vente de terrain et tout permis de construire pour des églises, d’où le repli de près de 80 % des communautés chrétiennes dans des maisons privées pour y célébrer les offices.

L’ Église réformée unie d’Angleterre a relayé l’appel de l’Église presbytérienne birmane. Il semble que l’interdiction touche aussi la communauté musulmane.

La Birmanie est culturellement et religieusement très influencée par ses voisins dont le Tibet et 89 % de la population pratique le bouddhisme Theravada. Si les autres religions sont autorisées, le Département d’État américain relevait en 2006 dans son rapport annuel sur la liberté religieuse dans le monde, que la population bouddhiste en Birmanie est surestimée et que les non-bouddhistes seraient de l’ordre de 30 % alors que les statistiques officielles ne donnent que 4 % de chrétiens, 4 % de musulmans (les responsables musulmans revendiquent 20 % de la population !), 1 % d’animistes et 2 % de bouddhistes mahayana, d’hindous, de religions chinoises et de baha’i.

Néanmoins, même autorisés, les chrétiens et musulmans subissent des persécutions et de la discrimination religieuse. Ainsi, il est pratiquement impossible à un non-bouddhiste d’être dans l’armée ou dans la fonction publique. Et dans l’est de la Birmanie, persécution et violences contre des civils non-bouddhistes s’exercent depuis une dizaine d’années. Ainsi 3000 villages ont été détruits en représailles durant ces dernières années.

 


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