Nouvelles
Israël
28 septembre 2009
50 responsables religieux chrétiens de diverses dénominations ainsi que des juifs ont écrit au président américain Barack Obama pour lui demander de promouvoir une solution juste et durable du conflit israélo-palestinien. « Il est temps que l’Amérique assume une initiative diplomatique efficace et courageuse » ont déclaré ces responsables qui prônent la création de deux États indépendants « où Israéliens et Palestiniens pourraient trouver dignité, sécurité et souveraineté. ».
La lettre de ces leaders religieux exprime aussi leur préoccupation pour les petites Églises chrétiennes en Palestine : « Sur le lieu de naissance de notre foi, la présence de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes court le risque de diminuer rapidement. A moins qu’Israéliens et Palestiniens ne fassent la paix. la menace est bien réelle que les chrétiens fuient la région. »
Pour cette raison, il est important, soulignent les leaders religieux américains, que les Etats-Unis « aident Palestiniens et Israéliens à faire cette démarche difficile vers une paix durable ».
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C’est aussi le message inquiétant qu’a répété le Patriarche latin (catholique romain) de Jérusalem Fouad Twal dont la juridiction s’étend à la Jordanie, à Chypre,à Israël et aux territoires palestiniens, lors d’une conférence dans la cathédrale catholique de Westminster à Londres ce mois-ci : « Nous étions la première communauté chrétienne dans le monde. Nous ne nous sommes pas convertis à l’islam. Et bientôt il n’y aura plus de chrétiens ici. »
Le Patriarche latin a rappelé les déplacements limités et contrôlés, les problèmes en matière de logement, de lourds impôts, le droit de résidence [à Jérusalem par exemple] sans cesse remis en question qui frappent les Palestiniens chrétiens ou non et le mur israélien qui aggrave considérablement la situation économique de la Cisjordanie.
On prévoit que le nombre de chrétiens à Jérusalem devrait passer de 10 000 à 5 300 dans les sept prochaines années si cette politique est maintenue. Alors qu’ils étaient 10 % de la population dans la Palestine de 1948, ils sont tout juste 2 % sur l’ensemble Israël-Palestine et quittent pour l’Europe, l’Australie ou les États-Unis et l’Amérique latine où la diaspora palestinienne chrétienne est importante.
« Le tourisme peut bien sauver la Ville Sainte, dit encore le Patriarche latin de Jérusalem, mais ce sera tragique si Jérusalem n’est plus qu’un Disneyland chrétien pour touristes au lieu d’être une communauté chrétienne vivante qui peut se réclamer des apôtres. »
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