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Jefferts Schori

évêque présidente de l’Église épiscopalienne des États-Unis

 

Rev. Jefferts Schori
et
les Églises
épiscopalienne et anglicane

 

27 juin 2010

On sait que la révérende Jefferts Schori, évêque présidente de l’Église épiscopalienne des États-Unis, a été priée par l’archevêque de Cantorbéry de s’abstenir de venir aux réunions des instances de la communion anglicane et à celles des Primats de la communion anglicane. En cause : la violation par l’Église épiscopalienne que préside Mme Schori du moratoire interdisant de consacrer évêques des prêtres anglicans notoirement gays et des bénédictions de couples gays.

Or deux évêques américains sont dans une relation notoirement homosexuelle, dont une femme consacrée en mai dernier pour le diocèse anglican de Los Angeles. L’évêque présidente Schori a répondu à l’archevêque de Cantorbéry qu’il n’avait pas l’autorité pour lui interdire les conseils de la Communion anglicane et les réunions du Comité des primats anglicans alors qu’elle y a été élue par une majorité de primats d’Amérique du Nord et du Sud.

Et elle lui a fait remarquer dans sa réponse publique, qu’on ne peut avoir une seule compréhension du message biblique, comme il l’avait fait dans sa lettre pastorale et que « l’Esprit saint dit, à beaucoup de fidèles de l’Église épiscopalienne, que les homosexuels sont une bonne création de Dieu et que l’un des aspects de cette bonne création, c’est la possibilité tout au long de leur vie d’être des partenaires fidèles. Et qu’ils peuvent être des exemples de remarquables dans l’Église, comme responsables baptisés mais aussi ordonnés. »
L’évêque Schori terminait en remarquant que « nombre d’anglicans mais aussi d’épiscopaliens continuaient à défendre avec ferveur des positions traditionnelles sur les questions de sexualité. Mais que l’Église épiscopalienne est une Église ouverte et suffisamment inclusive pour vivre cette variété [d’opinions]. Durant les 50 dernières années, l’Église épiscopalienne a été à l’écoute de l’Esprit pour être guidée sur les questions de sexualité. Tous n’ont pas été d’accord sur ce que l’Esprit disait mais la volonté de vivre en tension est une marque de fabrique de l’anglicanisme de même que la diversité dans la communauté a été à la base de son style de vie. »

La présidente évêque de l’Église épiscopalienne a dénoncé aussi les efforts de l’archevêque de Cantorbéry pour dicter une uniformité de la foi, « ce qui n'est pas anglican », de même que cette autorité centralisée qu’il essayait de mettre en place.
Et qu’on pouvait y voir une « attitude coloniale, particulièrement dans ses tentatives d’imposer une seule manière de voir sans souci des contextes culturels variés. »

Enfin, l’évêque Schori a critiqué l’Église d’Angleterre qui ne dit rien sur les bénédictions officieuses de couples homosexuels tout en continuant à les interdire officiellement. « Pourquoi n’y a-t-il aucune sanction contre ceux qui continuent à appliquer deux normes [éthiques et théologiques] différentes ? »

 

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Katherine Jefferts Schori est au centre d’une autre polémique, plus curieuse. Elle a même dit « bizarre ». La presse parle de « mitregate ». Invitée par l’évêque de Southwark, au sud de Londres, à présider un service religieux avec lui dans sa cathédrale, elle a été priée par Lambeth Palace, la résidence de l’archevêque de Cantorbéry de ne pas porter sa mitre. Elle est donc apparue à la cathédrale de Southwark avec sa mitre sous le bras !
Et depuis les questions fusent : était-ce du zèle intempestif des services de l’archevêque ? A-t-elle pu garder sa croix pectorale et son anneau, autres signes de son élection ? Et pourquoi une autre évêque épiscopalienne américaine, quelques jours plus tard a gardé sa mitre lors d’un service en compagnie de l’évêque du lieu à la cathédrale de Gloucester, en Angleterre ?

L’hebdomadaire anglican Church Times rappelle qu’un incident du même genre avait eu lieu en 1994 à la cathédrale de Ripon et qu’une évêque néo-zélandaise ayant été priée de ne pas porter sa mitre, les évêques qui participaient au service l’avaient aussi enlevée. Dans l’affaire Schori, certains pensent que l’évêque de Southwark a choisi la prudence diplomatique la plus extrême, en prévision du Synode général de l’Eglise d’Angleterre le mois prochain. Un synode consacré à la question des femmes évêques en Angleterre.

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La question du divorce dans l’Église anglicane d’Angleterre, fait débat ces jours-ci, après un article paru dans le Sunday Telegraph au début de juin. Presse populaire, le journal en question fait évidemment dans le sensationnalisme, son fond de commerce, en révélant que l’Église d’Angleterre envisagerait de changer les règles pour permettre à des prêtres anglicans divorcés d’être éventuellement élus évêques.
Au grand dam des conservateurs anglicans comme certains du mouvement Forward in Faith par ailleurs en discussion avec le Vatican car opposés à l’ordination des femmes et plus encore des évêques femmes. Le secrétaire national de Forward in Faith a déclaré qu'il était « plus grave encore d'avoir des évêques divorcés que des évêques homosexuels car [le divorce] sape l’un des enseignement fondamentaux de la Bible ».
Comme les évangéliques anglicans, ils citent le passage de l’évangile de Luc : « Quiconque renvoie sa femme et se marie avec une autre commet un adultère et celui qui se marie avec une femme renvoyée par son mari commet un adultère ».

Sur le blog du think tank Ekklesia, un internaute remarque que « ce n’est pas étonnant [que dans ce texte de l’évangéliste Luc] il ne soit question que d’homme, dans une société [celle de Jésus] où seul un homme pouvait divorcer. Et se faisant, il réduisait sa femme à la pauvreté et à l’exclusion sociale. Jésus dénonce avec raison ceux qui se servent de leur pouvoir pour jeter leur partenaire dans la pauvreté. L’idée qu’une femme puisse demander le divorce [comme c’est le cas aujourd’hui dans au moins 70% des divorces], ou qu’un couple s’entende amicalement pour divorcer était inconnu à l’époque. Je ne sais ce que Jésus aurait dit de cette situation mais il a constamment mis l’accent sur le pouvoir, l’abus de pouvoir et c’est ce qui explique probablement son attitude envers le divorce [...] Nous desservons [la cause de] Jésus si nous sortons ses mots du contexte sans voir la profondeur de son message ». °°°°°

 


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