Nouvelles
La nouvelle
Communion mondiale
des Églises réformées
27 juin 2010
Des réformés unis... Deux organisations mondiales protestantes réformées se sont retrouvées à Grand Rapids, dans l’Etat américain du Michigan du 18 au 26 juin pour finaliser leur union. Le Conseil œcuménique réformé et l’Alliance réformée mondiale qui représentent ensemble quelque 80 millions de réformés, presbytériens et autres. 230 Églises de 108 pays. forment désormais une seule organisation, la Communion mondiale des Églises réformées.
Le terme de « communion » a été choisi pour marquer « une nouvelle forme de relations de travail » a expliqué l’un des partenaires : « En tant que communion, nous reconnaissons mutuellement notre baptême et notre participation à la sainte cène, ce qui nous rend de meilleurs témoins et plus efficaces dans le monde. »
L’agence œcuménique de nouvelles ENI relève que le Conseil œcuménique réformé, fondé en 1946, est connu pour mettre l’accent sur le développement spirituel et ses déclarations doctrinales alors que l’Alliance réformée mondiale est engagée dans l’égalité raciale et sexuelle, la protection de l’environnement et le besoin d’un nouvel ordre économique.
Le secrétaire général de l’Alliance réformée mondiale qui garde ce même poste dans la nouvelle organisation réformée a précisé que le mouvement réformé comptait bien continuer « à jouer le rôle prophétique auquel Dieu nous appelle. » A savoir, comme le déclare la « Confession d’Accra », adoptée par l’Alliance réformée mondiale en 2004 qui demande aux chrétiens du monde entier de reconnaître leur complicité dans la montée des désordres sociaux et environnementaux et à rechercher un accord global pour une économie de marché plus juste.
Un problème de visas refusés à certains des 450 délégués attendus a assombri l’assemblée. 46 délégués ayant droit de vote et 27 autres envoyés d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine ont été interdits d’entrée sur le territoire des États-Unis au prétexte de terrorisme ou de crainte d’immigration illégale. Une répétition des refus de visas pour l’assemblée missionnaire œcuménique d’Édimbourg le mois dernier ou des 51 délégués refoulés à une assemblée de la Fédération luthérienne mondiale au Canada en 2003. Les participants interdits de ces diverses assemblées étaient pour la plupart citoyens de nations pauvres.
« Il devient de plus en plus difficile pour nous de l’hémisphère nord, Europe, États-Unis, Canada, d’organiser des rassemblements mondiaux, a remarqué l’un des organisateurs de la réunion de Grands Rapids. L’absence de ces délégués se fait sentir aussi bien au moment des votes que des discussions. Et les autorités fédérales américaines qui s’étaient engagées envers les organisateurs à intervenir auprès des ambassades ou des consulats américains à l’étranger pour réexaminer certains refus n’ont pas tenu leur promesse. »
Retour
Vos
commentaires et réactions
haut de la page