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Islam

 

26 juillet 2010

Syrie

La France n’est pas le seul pays à se préoccuper du port de la burqa ou du niqab. Au fil des semaine, d’autres pays d’Europe se posent la question de leur interdiction, en tout cas dans l’espace public et certains comme la Belgique ont déjà décidé d’une interdiction. L’agence Associated Press a ainsi annoncé la semaine passée que le niqab était désormais interdit dans les universités de l’État et dans les universités privées en Syrie.
La raison invoquée : ce vêtement est assimilé à un défi, menaçant l’identité laïque de l’État syrien. L’interdiction décidée par le gouvernement ne vaut que pour le niqab, ce voile qui couvre entièrement le visage sauf les yeux, mais la liberté de porter le foulard islamique, ce que font nombre de femmes en Syrie, demeure.
Quant au niqab, il semble que la mesure soit plutôt une mise en garde des milieux salafistes ou intégristes car s’il était porté par peu de femmes jusqu’à ces derniers temps, il tendrait à se répandre.

 



Indonésie

Il va falloir apprendre aux musulmans d’Indonésie à se tourner dans la bonne direction pour prier. Et la bonne direction c’est vers La Mecque en Arabie Saoudite et non pas vers la Somalie, comme ils l’ont fait des mois durant, suivant les consignes données en mars dernier par le Conseil des ulémas d’Indonésie.
Le théologien qui a fait cette révélation la semaine passée a été rassurant : les musulmans n’auront qu’à changer de position. Et c’est valable pour plus de la moitié des mosquées d’Indonésie. Mais Mutoha Arkanudin n’a pas dit si les prières faites durant ces cinq derniers mois dans la mauvaise direction étaient tout de même valables !

Les églises catholiques sont tournées vers l’est, c’est-à-dire vers Jérusalem. Sauf exception comme par exemple l’église Saint-Vincent de Paul, ou Saint-Augustin à Paris.
Quant aux temples protestants, qui sont des lieux de rencontre de la communauté et n’ont pas valeur sacrée, la question ne préoccupent guère les fidèles.

 


Pakistan

Les chrétiens sont sous le choc après les meurtres, le 19 juillet, de deux jeunes pasteurs qui sortaient du tribunal de Faisalabad accompagnés d’un officier de police qui a lui-même été blessé.
Ces deux pasteurs étaient accusés d’avoir écrit un pamphlet attaquant le Prophète Mahomet, un crime puni de mort au Pakistan où la loi sur le blasphème permet de dénoncer des chrétiens, de les faire arrêter, juger et condamner alors qu’il s’agit en fait de régler ses comptes avec un voisin chrétien ou d’exprimer son intolérance religieuse. Ce que le ministre chargé des Affaires des minorités a reconnu :
« Personnellement
, a-t-il déclaré, je ne pense pas que quiconque écrivant contre le Prophète, ce qui tombe sous le coup de la loi, mettrait son nom en bas de ce texte ».

Le Centre pour une aide juridique et de l’assistance (The Centre for Legal Aid and Assistance) du Pakistan a appelé à supprimer la loi contre le blasphème et a condamné les meurtres :
« Il est incompréhensible que la police qui les escortait ait échoué à les protéger,
a déclaré un porte-parole du Centre juridique. Leurs morts nous inquiètent d’autant plus pour la sécurité d’autres chrétiens qui doivent faire face maintenant aux accusations de blasphème. Il est impératif que le gouvernement pakistanais supprime cette loi et mette fin à la persécution brutale des chrétiens que cette loi encourage. »

L’agence œcuménique de nouvelles ENI rapporte que les chrétiens de Faisalabad se tiennent en alerte après ces meurtres. Il y a eu des manifestations et la tension est très forte. L’agence Associated Press a annoncé le 23 juillet qu’une femme malade mentale avait été libérée au Pakistan après avoir été emprisonnée sans procès durant 14 ans, sous l’accusation de profanation du Coran. Une accusation lancée par un imam qui avait alerté la police. La femme, Zaibun Nisa, était enfermée dans un hôpital psychiatrique de Lahore depuis 1996 sans que sa famille n’ait remis en question l’accusation et que la police connaissait son état mental.

 


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