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L'Église d'Angleterre
abandonne des placements douteux
22 février 2010
Deux semaines après l’annonce faite par l’Église d’Angleterre (anglicane) ainsi que par trois fondation caritatives britanniques qu’elles avaient vendu leurs actions dans la société minière indienne Vedanta qui ne respecte pas les droits de l’homme ni l’environnement sur les lieux où sont implantées ses entreprises, une nouvelle affaire surgit avec un rapport catastrophique d’Amnesty International sur la société pétrolière Shell et son activité dans le Delta du Nigeria.
L’Église d’Angleterre possède pour 103 millions de livres d’actions de Shell et cette société a été assignée devant un tribunal néerlandais pour la pollution au Nigeria dont elle est responsable et qui affecte les conditions de vie et la santé des populations du Delta du Niger et son refus de prendre en compte le droit des populations locales à être consultées.
Le projet de forage du pétrole dans l’Arctique, une région très sensible sur le plan environnemental est aussi mis en accusation.
Selon un rapport de 2009 d’Amnesty International, Shell était déjà accusée de ne pas prendre sérieusement en compte la pollution et la détérioration de l’environnement dans la région du Delta du Niger, de mépris de l’opinion et de la culture des populations du Delta et de provoquer ainsi l’appauvrissement et des conflits, des violations des droits de l’homme pour la majorité de la population et une militarisation de la région.
Sans parler du fait que les royalties de cette industrie pétrolière ne profitent que très peu à la région.
Que va décider l’Église d’Angleterre qui a aussi des investissements dans la compagnie Exxon Mobil, accusée récemment d’avoir payé des centaines de milliers de livres à des lobbies pour contrer les théories scientifiques sur le changement climatique.
La déclaration de l’une des fondations caritatives britanniques qui a vendu ses actions Vedanta risque de faire tâche d’huile. La responsable des investissement de cette fondation a déclaré que « bien que la compagnie minière Vedanta se défende en arguant du fait qu’elle est indienne et que l’importance du développement du pays [justifierait ces manquements éthiques], elle a choisi de lever des fonds au Royaume-Uni ce qui implique qu’on attend d’elle qu’elle respecte les règles de toutes les entreprises qui opèrent sur le marché boursier de Londres. »
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