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Nouvelle

Ce vitrail, dans l'église Notre-Dame des Vertus (Aubervilliers), représente le vœu de Louis XIII
de construire une église s'il était victorieux des protestants à La Rochelle.
La maquette qu'il tient en mains est celle de l'église Notre-Dame des Victoires à Paris.
Une plaque œcuménique
à Aubervilliers
Plaque œcuménique
dans l’église Notre-Dame des Vertus, à Aubervilliers (92)
Jean-Marc DANTY-LAFRANCE
curé
4 février 2009
Rappel historique.
Le roi Louis XIII, au moment d’aller faire la guerre aux protestants, repliés dans la ville de La Rochelle, serait venu faire un vœu dans notre église, promettant, s’il rentrait vainqueur, de faire construire, dans Paris, une église sous le vocable de Notre-Dame des Victoires. C’est qui arriva.
A la fin de XIX° siècle, un curé pensa bien faire en disposant une plaque de marbre dans notre l’église pour raconter cet évènement.
Dans le texte de cette plaque, nos frères protestants sont appelés « hérétiques » !
Il n’est pas question de faire enlever cette plaque, témoin d’un passé qu’il faut savoir assumer.
Et l’église est classée Monument historique.
Aussi, pour rendre compte des avancées de l’œcuménisme et donner un autre message aux visiteurs de notre église, l’équipe pastorale de Notre-Dame des Vertus a décidé, avec l’autorisation des Monuments historiques, de faire poser une autre plaque, non loin de la plaque incriminée, et sous le vitrail du baptême de Jésus. Vous trouvez son texte ci-dessous.
Cette plaque a été dévoilée le dimanche 25 janvier 2009, clôture de la semaine mondiale de prière pour l’unité des chrétiens, au cours d’une célébration œcuménique, avec l’Evêque de Saint-Denis et le Président de la Fédération Protestante de France, divers représentants de nos Églises et le Maire de notre Commune.
J-M. D.-L.

La plaque dévoilée le 25 janvier 2009
lors de la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens,
en bonne place sous le vitrail du baptême de Jésus.
« Un seul Seigneur, une
seule foi, un seul baptême »
Paul aux Ephésiens
4,5
Dans cette église, au
début du XXI° siècle, chrétiens
catholiques et protestants d'Aubervilliers,
nous avons prié ensemble
pour que l'Esprit Saint nous fasse progresser dans la conversion
à l'évangile
et la pleine communion entre
nous.
« Au Concile Vatican
II, l'Eglise catholique s'est engagée de manière
irréversible
à prendre la voie de la recherche
œcuménique
se mettant ainsi à
l'écoute de l'Esprit du Seigneur »
Jean Paul II,
1995
« Il est
important de reconnaître les dons spirituels des
différentes traditions chrétiennes
d'apprendre les uns des autres et
ainsi de recevoir les dons les uns des autres.
Nous nous engageons à
écarter les préjugés et à rechercher la
rencontre »
Charte œcuménique
européenne, 2001

Le Père Jean-Marc Danty-Lafrance, curé doyen d'Aubervilliers et Christine Durand-Leis, pasteur d'Aubervilliers.
.
Le 21 septembre dernier je rendais compte d'une initiative de l'Université d'Oxford animée du même esprit :
Le Chancelier de l'université, approuvé par son Conseil a déclaré :
« Il n'y a aucune raison pour
que ceux qui sont morts pour leur foi aux 16e et
17e siècles, ne puissent avoir une plaque
commémorative au cœur de la chapelle de l'université
d'Oxford, même s'ils furent exécutés comme
hérétiques ou
traîtres »,
C'est ainsi qu'une plaque commémorant les martyrs protestants
et catholiques de l'époque de la Réforme, ayant eu un
lien avec Oxford, professeurs à l'université ou
habitants de la région, vient d'être apposée dans
la chapelle de l'université.
Ce mémorial veut rappeler
aujourd'hui aussi bien les
prêtres de paroisse qui furent pendus pour s'être
élevés contre la réforme protestante du roi Édouard VI d'Angleterre que les protestants qui
se rebellèrent contre la décision de la reine Mary, qui succéda à Édouard VI,
de restaurer le catholicisme de manière sanglante (d'où
son surnom de Bloody
Mary).
« Souvenez-vous des martyrs de
la Réformation, catholiques ou protestants qui furent
exécutés en ces lieux. Ceux dont les noms sont
connu témoignent pour tous ceux qui
souffrirent. » Tous
ceux qui furent exécutés là le furent parce que
leur foi était considérée comme
hérétique. Et ce qui était reconnu comme la foi « orthodoxe » dépendait de qui, protestant ou catholique,
était au pouvoir.
Claudine Castelnau
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