A propos de
l’homo-phobie refoulée
pasteur Jean
Hoibian
12 juillet 2013
Jésus n’a jamais été marié mais il a fréquenté très librement beaucoup de femmes.
Si le Pape agissait de même, aujourd’hui, iriez- vous défiler avec des pancartes, amis catholiques ?
Jésus a conversé avec la Samaritaine et lui a ouvert les yeux. Fallait-il stigmatiser cette femme qui se moquait du mariage et de la morale ?
Un autre jour ce fut une femme moins dégourdie qui se fit prendre en délit d’adultère. Jésus, bien embarrassé d’avoir à choisir son camp, prit le temps de réfléchir. Il reçu de son Père la parole de réconciliation et de justice : « Que celui qui n’a jamais trompé sa femme, que celui qui n’a pas toujours eu des attitudes sexuelles impeccables, ceux-là,
qu’ils appliquent la LOI et tuent cette femme ! »
Et cette Marie, sœur de Marthe et de Lazare, n’avait-elle pas des mœurs étranges ? : baiser les pieds de Jésus, lui verser ensuite dessus un parfum capiteux, puis utiliser ses longs cheveux, comme serviette de bain. Est–ce correct dans une famille normale ? Jésus n’aurait-il pas dû réclamer de Marie un peu de correction ?
Et l’histoire du militaire gradé dans l’armée romaine, très attaché curieusement, à l’un de ses hommes, gravement malade. Il demande à Jésus d’intervenir, mais se déclare indigne de le rencontrer, de l’accueillir chez lui. Jésus a dû se poser des questions mais dans son immense amour, il a guéri le malade et respecté la dignité de l’officier
A part ce récit à interprétation diverse, nul part on ne parle dans les Evangiles des homosexuels.
Par contre, on voit que les codes de l’époque sont constamment bafoués par Jésus.
Il défend les étrangers, les fous, les malades contagieux, les femmes refoulées au foyer, les enfants cantonnés à leurs jeux
Pour aider les gens à sortir du joug pesant de la Loi, de la culpabilité, de la peur de la mort, de l’angoisse, Jésus s’est conduit comme un séditieux. Il a proposé une grande libération, en provoquant les théologiens de son temps. Très peu ont compris les risques qu’il prenait en bouleversant l’ordre établi. Quel scandale !
La Loi fait place à la Grâce, et Moïse à Jésus-Christ !
Le Royaume efface le vieux monde et la lourdeur des traditions : c’est l’Amour qui est la nouvelle boussole ! Dieu n’est pas puissance, Il est douceur et bonté. Il ne juge personne, ni n’exclut, ni ne marginalise.
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