Je crois qu'un jour une source d'eau pure s'est ouverte.
Elle a donné une eau vive,
qui ranimait, au fond des cœurs blessés,
l'espérance et la joie
au fond des cœurs endurcis,
la bonté fraternelle
au fond des cœurs errants et pleins d'ombre,
la clarté suffisante et rassurante.
Je crois qu'elle n'a pas été ouverte pour se refermer aussitôt.
On ne peut l'enfermer dans un livre, une tradition, une Église.
Car l'Esprit de Dieu ne se laisse ni capter ni canaliser.
Il est dans les pures traditions, dans les pieux souvenirs.
Mais il agit aussi, neuf, inédit, surprenant,
dans les âmes de nos contemporains.
Il nous inspire à chaque âge
ce qui est le plus conforme aux besoins de chacun.
Je crois qu'il est l'esprit de vérité, actif au fond de l'être,
en ces profondeurs où l'homme
tient à Dieu par sa racine extrême.
Je crois qu'il souffle sur les pauvres refuges
où languit parfois la douleur.
Je crois qu'il souffle aussi sur les hauteurs
où l'air est toujours pur.
Il n'a pas peur de marcher
sur les routes inconnues, pleines de surprises.
Il est la piété des vieux souvenirs
et l'indomptable poussée vers l'avenir.
Je crois que sa flamme s'est allumée
quelque part où la clarté existait
avant même que ne retentissent les mots :
Que la lumière soit !
Je crois qu'il demeurera à jamais
Et je l'appelle : Christ.