Théologie
du Process
Question
posée au professeur J. Cobb
Les miracles
3 avril 2002
Comment expliquer les
miracles ?
Quel est le rôle de Dieu ?
Réponse du professeur
Cobb
On considère souvent
que les miracles sont des
dérogations aux lois de la nature. Les uns affirment que le
surnaturel est exclu. D'autres pensent qu'il a pu exister aux temps
bibliques.
On a souvent séparé
l'esprit et la matière, mais
il est généralement admis aujourd'hui que le moral
influence le physique : les placebos ne sont pas sans
effet : les émotions, le stress, le courage personnel, la
foi et la prière interviennent certainement dans les processus
de guérison. Il n'y a rien là de miraculeux.
Les théologiens du Process
pensent néanmoins que les
processus de maladie et de guérison dépendent de
l'état de la personne elle-même et de son environnement
immédiat et qu'il ne faut pas s'attendre à des
changements subits et inexpliqués. Si tel était le cas,
nous en serions vraiment surpris et nous parlerions sans doute de
miracle, comme jadis les auteurs bibliques.
.
La question posée n'est pourtant pas de savoir si des « miracles » se produisent effectivement mais pourquoi ils se
produisent pour certaines personnes et non pour d'autres.
On allègue souvent la foi du malade.
Mais certains fidèles très croyants ne reçoivent
pas leur guérison à la différence d'autres qui
ne manifestaient pourtant que bien peu de foi. De même la
méditation et la prière soutiennent les uns plus que
les autres. Dieu aurait-il ses
préférences ?
La théologie du
Process répond qu'en tout
processus de guérison la présence divine est à
l'oeuvre. Chacun est appelé à s'ouvrir
intérieurement à cette dynamique de renouveau afin de
la faciliter.
Que l'oeuvre divine de guérison soit « normale » ou « miraculeuse », tous sont également appelés à
y participer, par une attitude positive, la prière, ou la
compétence médicale. Dieu n'est pas responsable de la
maladie, il n'en détermine pas l'évolution et il ne
guérit pas sans nous. Il ne s'intéresse pas à un
malade plus qu'à un autre, il ne laisse personne affronter
seul la souffrance.
Etre attentif à cette
présence d'amour et de vie et
lui ouvrir son coeur nous ouvre davantage à son action :
la foi sauve. Et parler ainsi n'est pas sombrer dans la
magie !
Traduction Gilles
Castelnau
Retour vers
"Spiritualité"
Retour vers John
Cobb
Retour vers
"Théologie du Process"
Vos
commentaires et réactions
haut de la page