Introduction au Nouveau Testament
Les foi des
« païens »
au temps du Nouveau Testament
Gilles
Castelnau
Le Nouveau Testament, la vie et la pensée de l'Église
naissante, se sont
développés dans un contexte religieux où ils ont
naturellement puisé des images, des concepts, un vocabulaire,
des rites. Trois religions sont les plus connues :
- Les Dieux de l'Olympe pouvaient
participer à la vie des hommes. On disait notamment que Zeus
s'était métamorphosé en taureau blanc sur une
plage de Syrie, pour enlever la belle Europe et en cygne pour
séduire la jolie Léda. Et lorsque Paul et Barnabas
guérirent un infirme à Lystre,
Les foules
élevèrent la voix en langue lycaonienne : les
Dieux sous forme humaine sont descendus vers nous. Ils appelaient
Barnabas : Zeus et Paul : Hermès, parce que
c'était lui qui portait la parole. Le prêtre de Zeus
amena des taureaux et des guirlandes et voulait offrir un sacrifice.
Actes 14.11
De même lorsque Paul fut mordu par une
vipère à Malte
Les gens s'attendaient à
le voir enfler ou tomber mort tout à coup ; mais
après avoir longtemps attendu, ils virent qu'il ne lui
arrivait rien d'anormal, changèrent d'avis et dirent que
c'était « un Dieu ». Actes 28.6.
- L'empereur était divinisé. Il portait le titre de « fils de Dieu » ou même de « Dieu » et un culte lui était rendu. On s'adressait à lui - depuis Auguste - en lui disant « mon Seigneur et mon Dieu », appellation que, justement, Thomas adresse à Jésus ressuscité dans l'évangile de Jean. Et à la crucifixion, le centurion romain de l'évangile de Marc, s'exclame que Jésus « était le fils de Dieu ».
Actes 12.21 A un jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, et assis sur son trône, les harangua publiquement. Le peuple s'écria : « Voix d'un Dieu, et non d'un homme ! »
- Les platoniciens comprenaient Dieu
comme la Source céleste de tout Bien et de toute
Vérité auquel on adressait des prières de
louanges et dont on s'efforçait de s'inspirer pour apprendre
de sa contemplation à s'affranchir des ténèbres
d'un monde prisonnier de la matière.
- Les stoïciens (Épictète,
Sénèque) concevaient la divinité comme une
présence diffuse, un feu pénétrant et donnant
à tout le mouvement et la vie. Paul, parlant aux
Athéniens, utilisait leur langage lorsqu'il leur
disait :
Dieu donne à tous la vie,
la respiration, et toutes choses.
En lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être.
C'est ce qu'ont dit aussi quelques-uns de vos poètes :
« De lui nous sommes la race ». Actes 17. 24
Les cultes à
mystères
Ils portent ce nom car on en réservait la connaissance aux
seuls fidèles initiés. Malgré tous les travaux des historiens
ces cultes,
courants à l'époque du Nouveau Testament, demeurent encore très largement méconnus de nos
jours. Les divinités mouraient et ressuscitaient d'elles-mêmes en
entraînant les fidèles dans leur renouveau. Elles étaient bienveillantes et
sensibles aux détresses humaines, procuraient le réconfort et l'assurance d'une prise
sur le Destin, ce que n'enseignaient pas le culte de Zeus, le
platonisme ni le stoïcisme.
Mitra
L'Église ancienne ne fêtait
pas Noël. La date du
25 décembre n'est pas celle de la naissance de
Jésus, que nous ignorons ; elle correspond à une
célébration plus ancienne, celle du culte de
Mira.
Mithra avait tué le taureau dont le « sang
éternel » faisait
vivre les êtres ; dans le culte on mangeait le taureau
dont le sang donnait la vie et en tout cas on communiait de
manière sacramentelle avec du
pain et du vin. C'était un
Dieu sauveur qui donnait vie et prospérité,
victoire de la vie sur les forces du mal. Mithra était
monté sur le char du soleil et l'on attendait qu'à la
fin des temps il y monte à nouveau et embrase le monde.
Contrairement aux autres dieux, Mithra est seul, sans conjoint
(parèdre). Il vit seul, il est chaste et saint. Il est le Dieu
de l'effort individuel, de l'énergie humaine. Il est « invincible » et soutient les fidèles dans leur lutte
contre les démons et contre le mal.
Il reviendra du ciel sur la terre
à la fin des temps, il
ressuscitera les hommes et donnera l'immortalité aux bons et
les méchants seront anéantis avec le diable Ahriman,
dans le feu qui consumera l'univers.
Son culte présentait donc certaines analogies avec le Christ
et comme le 25 décembre était
précisément le jour où l'on
célébrait le « Soleil
invaincu » et
l'anniversaire de Mithra lui-même, c'est tout naturellement que
l'on a reporté ces festivités sur le Christ.
Le culte de Mitra était très généralisé, notamment dans l'armée. On trouve en France des traces de ses « églises »
Les Saturnales
A partir du
17 décembre, pendant une
semaine, on célébrait dans l'Empire romain des
fêtes d'inversion sociale : les maîtres servaient
les esclaves et leur permettaient une certaine liberté de
parole. Le peuple se répandait dans les rues avec des
lumières et l'on échangeait des cadeaux.
Cybèle
C'était une religion du salut apporté par Cybèle, la « Magna
Mater », la Grande
Mère, la Mère des dieux, protectrice de Rome.
L'empereur Claude (empereur de 41 à 54) organise ce culte
en culte public dont la fête est célébrée
à l'arrivée du printemps du 15 au
27 mars.
Ce culte était très populaire. Les prêtres
étaient célibataires et devaient être
ascétiques, ce qui plaisait au peuple. Ils avaient des
costumes colorés. Il y avait de la musique et des danses. Les
fidèles laissaient monter en eux le sentiment exaltant
d'être habités par la présence divine dans un
enthousiasme mystique. Ils se sentaient « sauvés ».
On revivait pourtant un drame
sanglant : le dieu
Attis que Cybèle aimait d'un amour jaloux, lui
sacrifiait volontairement son sexe. Les fidèles se
flagellaient, jeûnaient pendant huit jours, faisaient couler
leur sang. Certains se mutilaient le sexe à l'exemple
d'Attis.
On pratiquait pendant tout un jour la veillée funèbre
d'Attis mort, puis sa résurrection à l'aube du
troisième jour, en une jubilation accompagnée de
banquets. On faisait une procession solennelle dans les rues de Rome
de la statue d'argent de la déesse.
A partir du 3e siècle de notre ère, on sacrifiait
dans tout l'Empire un taureau dont le sang jaillissait sur les
fidèles pour les purifier et les vivifier, en un sacrifice
rédempteur garantie de vie éternelle
bienheureuse : le fidèle était racheté de
ses fautes et lavé par le sang de la victime offerte pour lui
en sacrifice.
Dionysos - Bacchus
Fêté au
printemps lors de l'ouverture des
outres de vin nouveau. Il mourait, lui aussi, et ressuscitait. Les
bacchanales étaient des orgies pratiquées dans des
groupes où la communion avec le Dieu se manifestait de
manière exaltée et procurait l'épanouissement
souhaité à ceux, esclaves, étrangers, femmes et
malheureux qui en étaient privés dans leur famille et
dans la cité.
Les mystères d'Éleusis
Éleusis est une ville grecque
près d'Athènes où l'on célébrait le culte de deux
divinités associées : Déméter (que les Romains appelleront Cérès)
et sa fille Coré.
L'histoire fondatrice était le mythe de l'enlèvement de
Coré par le Seigneur des morts, de son mariage infernal et sa
remontée vers l'Olympe. Parallèle avec le renouveau
annuel de la végétation.
Les gens d'Éleusis prétendaient que c'était à
Éleusis que la déesse Déméter était
descendue du ciel sous l'apparence d'une vieille femme en
deuil ; ils l'avaient si bien accueillie en cherchant à
la consoler, qu'elle leur avait révélé sa gloire
divine son pouvoir de vie éternelle. Puis elle était
remontée au ciel.
Son culte célébrait une médiatrice entre les
Dieux et les hommes, entre le Ciel et la Terre, entre la vie et la
mort. Avec elle on vivait un bonheur présent, anticipation de
la vie éternelle.
Son culte comportait des
récitations de formules, des
gestes et des objets sacrés que nous ne connaissons plus. Il
se déroulait dans une contemplation et une prière
ferventes de la déesse. De manière beaucoup plus calme
que dans le culte de Dionysos. Ce culte était un des plus
importants de la Grèce.
Cicéron était fidèle
de Déméter,
initié disait-on, aux mystères d'Éleusis. Il a
écrit (« Lois » II.14) que ce culte était le meilleur bien fait
qu'Athènes ait apporté aux hommes, car il nous fait
passer d'une vie sauvage à une vie plus humaine. Par ce culte
nous apprenons à connaître les principes mêmes de
la vie et par là, le moyen non seulement de vivre dans la joie
mais aussi de mourir avec une meilleure espérance.
Osiris
Les empereurs Caligula et
Domitien étaient
initiés aux mystères d'Osiris. Noyé dans le Nil et ramené à la
vie par Isis, comme la terre noyée par le Nil se couvre de
verdure. Chaque défunt devient un nouvel Osiris en communion
avec le Dieu, mourant comme lui, il ressuscite uni à
lui.
Adonis
Jeune amant d'Aphrodite, tué par un sanglier, transformé en
anémone, il meurt au solstice d'été et
ressuscite en automne avec les premières pluies. La joie de
ses retrouvailles avec Aphrodite fait celle des fidèles. Puis
il repart pour revenir. Il est identifié à Baal qui,
lui aussi, meurt pour ressusciter en automne.
.
La ressemblance avec Jésus saute
aux yeux sur bien des points. Les
différences également.
- La mort et la résurrection de
Jésus ont eu lieu une fois
pour toutes, à la différence de celles de ces
divinités qui sont constamment renouvelées par des
cérémonies efficaces. Ces divinités sont celles
de l'éternel retour : elles meurent et ressuscitent
à nouveau régulièrement.
La résurrection de Jésus est,
certes, l'exemple, le prototype de tous les renouveaux, de toutes les
mini-résurrection que le saint Esprit de Dieu a toujours faits
depuis la création du monde, fait et continue de faire avec le
même dynamisme créateur. Néanmoins elle a un
aspect unique ; elle est le point de départ central
donné une fois pour toutes d'une histoire nouvelle dans la vie
du monde. Même si la célébration du Vendredi
saint et de Pâques revient chaque année au printemps, il
ne s'agit pourtant pas d'un éternel retour du cycle de la
nature.
- La résurrection du
crucifié doit être
saisie par la foi, dans l'espérance. Elle nécessite
pour être comprise une conversion du coeur et de l'esprit, ce
qui n'est pas le cas de la participation à l'éternel
retour de la renaissance de la nature célébré
par les cultes à mystères.
- Enfin, ce qui est nouveau et caractéristique du christianisme est que
ce n'est pas un Dieu mais un homme qui ressuscite. Un homme qui a
vécu en un lieu et à une date que les
évangélistes s'empressent de préciser : il
est né à Bethléem, a vécu à
Nazareth, est mort à Jérusalem. Il s'est montré
ressuscité à Jérusalem, dit Luc, en
Galilée, dit Matthieu, à Béthanie dit Jean. Peu
importent ici ces différences : elles ont certainement
une signification théologiques, mais toutes fixent la personne
de Jésus dans l'espace. La mention de César Auguste, du
recensement de Quirinus, de Ponce Pilate situent Jésus dans le
temps et dans la société. Ce qui est évidemment
bien différent des personnages bien réels dans l'esprit
des gens, mais mythiques qu'étaient Cybèle, Adonis,
Dionysos ou Osiris.
- Enfin les récits d'apparition du Christ
ressuscité sont paisibles et
méditatifs. Ils donnent à penser. Et la
célébration de Pâques ne se fait pas en rondes
enthousiastes, en dérèglements d'orgies
frénétiques comme si on pénétrait
à un autre niveau d'existence en communion avec le Dieu.
Même si le reproche qu'adresse Paul aux Corinthiens de
s'enivrer pour la célébration de la sainte cène
sans faire référence à la mort de Jésus,
peut laisser penser que les Corinthiens célébraient la
sainte cène à la manière d'un culte
dionysiaque.
Lorsque vous vous
réunissez, ce n'est pas pour manger le repas du Seigneur; car,
quand on se met à table, chacun commence par prendre son
propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre... J'ai
reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ;
c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut
livré, prit du pain, et,
après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci
est mon corps, qui est rompu pour
vous ; faites ceci en
mémoire de moi. De même, après avoir
soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la
nouvelle alliance en mon
sang ; faites ceci en
mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes
les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du
Seigneur, jusqu'à ce qu'il
vienne. 1 Corinthiens 11.20
.
Le stoïcisme
Sénèque Cordoue, 2 av. J-C. - Rome 65 ap. J-C
Qu'est-ce que Dieu ?
Lorsque tu dis : « C'est la Nature qui m'assure tous les dons que j'ai reçus » ne comprends-tu pas que tu ne fais que donner à Dieu un autre nom ? La Nature n'est pas autre chose que Dieu. Tu peux donner d'autres noms à l'Auteur de tous nos biens : Souverain Bien, Souverainement Grand, Dieu Tonnant, Destin...
Épictète Grêce 50 - 130 ap. J-C
Le grand concert universel
- Ne penses-tu pas, dit Épictète, que l'univers forme une unité ?
- Oui.
-
Eh bien ! les phénomènes terrestres sont en harmonie avec ceux du ciel, ne le penses-tu pas ?
- Oui.
-
Sans quoi, d'où viendrait que dans un si bel ordre, comme à un commandement, quand Dieu dit aux plantes de fleurir, elles fleurissent ; de germer, elles germent ; de mûrir, elles mûrissent [...].
Mais si les plantes et nos propres corps sont tellement liés à I'univers et en sympathie avec lui, nos âmes ne le sont-elles pas bien plus encore ? Si nos âmes sont tellement liées à Dieu, tellement unies à lui, parce qu'elles sont des parties de lui, des parcelles qu'il s'est arrachées, Dieu ne ressent-il pas tout mouvement comme si c'était le sien ? [...]
Dieu ne serait-il pas capable de tout surveiller, d'être partout présent ? Et si tu ne peux comprendre une telle universalité, c'est que ta pensée n'est pas égale à celle de Zeus !
Témoignage devant Dieu au moment de la morL O Dieu, ai-je transgressé tes commandements ? Ai-je employé à d'autres buts qu'il ne fallait, les qualités que tu m'as données ? T'ai-je jamais pris à partie ? Ai-je blâmé ton gouvernement ? J'ai été malade quand tu as voulu ; les autres gens aussi, mais moi de bon cœur. J'ai été pauvre puisque tu I'as voulu, mais avec plaisir. Je n'ai pas eu de fonction publique, parce que tu ne l'as pas voulu ; je n'ai jamais désiré en avoir. M'en as-tu vu triste ? Ne suis-je pas toujours venu à toi le visage rayonnant, prêt à répondre à ton ordre, à ton signe ? T'u veux que maintenant je quitte la fête de la vie ? Je la quitte ; je te suis plein de reconnaissance, parce que tu m'as jugé digne d'être de la fête avec toi, de voir tes œuvres et d'avoir la compréhension de ton gouvernement.
Des figues et des noix. Quand j'entends quelqu'un se dire heureux parce qull reçoit de César une marque d'honneur, je dis : Qu'est que c'est qui lui échoit ? En même temps que le gouvernement d'une province, en a- t-il reçu la sagesse nécessaire ?
Lorsqu'on jette à lavolée des figues et des noix sèches aux enfants, ceux-ci se précipitent et se chamaillent pour s'en saisir ; les adultes ne s'y intéressent pas : c'est un jeu d'enfants. Et l'argent ? C'est également un jeu d'enfants. Les armées, les consulats ? ce sont des figues et des noix pour les enfants !
Mais si par pure chance il t'en tombe une dans la poche, prends-la. Mais se baisser jusqu'au sol pour la ramasser, bousculer quelqu'un pour s'en saisir avant lui, une figue ne le vaut pas !
Marc Aurèle Rome, 121-180
- Tout ce qui arrive est aussi banal et familier que la rose qui fleurit au printemps et les fruits qui mûrissent en été : ainsi en est-il de la maladie, de la mort, de la calomnie, de la traîtrise et de tout ce qui réjouit les insensés ou les afïlige.
- Qu'il te doit indifférent, quand tu accomplis ton devoir, d'avoir froid ou chaud, de somnoler ou d'avoir assez dormi, d'entendre dire du mal ou du bien de toi, de mourir ou de faire quelque autre chose.
- Je n'ai qu'un souci, c'est d'éviter ce que la nature humaine interdit.
- Il faut aimer même ceux qui nous offensent ; pour cela il faut se dire qu'ils sont nos parents, qu'ils pèchent par ignorance et involontairement ; que de toute façon dans peu de temps nous serons tous morts ; et surtout qu'on n'a pas pu nous nuire car notre esprit est resté ce qu'il était.
- Ne te laisse pas troubler : tout arrive conformément à la Nature universelle ; et avant peu, tu ne seras plus personne, non plus qu'Hadrien ou Auguste. Ensuite, sois attentif à ton devoir ; sois un honnête homme, conduis-toi, sans hésiter, selon la nature humaine de la manière la plus conforme à la justice. Sois de bonne humeur, modeste et sincère.
- Cet homme prie ainsi : « Que j'obtienne les faveurs de cette femme ! »
Dis plutôt : « Que je puisse m'abstenir de la convoiter ! »
Un autre : « Que je sois débarrassé de tel ennui ».
Toi : « Que je n'aie même pas besoin d'en être débarrassé ».
Un autre : « Que je ne perde pas mon enfant ».
Toi : « que je ne tremble pas à l'idée de le perdre ».
Tourne ainsi tes prières et observe le résultat.
- Impassibilité à l'égard des événements qui résultent de cause extérieure ; justice dans les œuvres qui dépendent de toi. Règle-toi sur le bien social, parce que cela est pour toi conforme à la Nature.
.
Années 30 à 70.
Les chrétiens « hébreux » et « hellénistes »
Hypothèse de la Source Q
Reconstitution de la Source Q
Les évangiles synoptiques
La foi des païens
Paul
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