La Trinité
pasteur
Roger Parmentier
26 mars 2009
La Trinité ? C'est pour moi tout au plus une station de métro...
Le Père ? qui aurait « livré » son Fils, qui aurait sacrifié un innocent pour donner la vie sauve (et éternelle, en plus à d’abominables gredins qui pullulent depuis l’origine ? Je n’aurais pas aimé avoir un père aussi injuste et cruel ! Le mien se serait mis en quatre pour que je sois épargné par les maladies, les méchancetés, les malheurs...
Le Fils ? En avoir fait le « Dominateur » céleste, lui qui dénonçait les tyrans chefs des nations ? En avoir fait le « Messie » rétablissant la monarchie sacerdotale et la « charia » politico-religieuse juives, c’est n’avoir rien compris à ses propositions. Et le Kyrios, à l’image des empereurs grecs et romains autocrates disposant de vie et de mort (et ne se privant pas de cette dernière), donner ce titre à Jésus, c’est lui faire injure...
L'Esprit ? Si c’était celui qui inspire sages et prophètes, ce serait magnifique. Mais le « Saint Esprit » qu’évoque le livre des Actes des Apôtres, c’est plutôt celui qui fait adhérer avec enthousiasme au « kérygme » mythologique exaltant élaboré par les « Hellénistes » (Actes 6-8) dès la mort de Jésus et mis à la place du projet grandiose de Jésus... Quelle erreur ! Quelle horreur !
En plus de la Trinité, deux « Dieux » ?
Un des mes amis dominicains (quelque peu protestantisant, il est vrai) m’a raconté l’histoire vraie suivante :
Un aumônier de scouts célèbre la messe en plein air dans une forêt. Survient un violent coup de vent qui emporte l’hostie consacrée. L’aumônier bouleversé appelle à l’aide pour qu’on retrouve d’urgence la précieuse hostie, en criant :
- « Le bon Dieu, le bon Dieu ».
Un jeune scout, levant les bras et se remémorant son catéchisme, lui répond :
- « Le bon Dieu est au ciel ».
L’aumônier contrarié lui répond ! :
- « Mais non, pas celui-là, l’autre... »
On nous avait déjà imposé la très étrange « Trinité » avec trois personnes divines. Où allons-nous s’il en surgit une quatrième ?
P.S. : On se souvient que les calvinistes des origines, pour polémiquer contre la notion catholique de transsubstantiation évoquaient un « Dieu de farine ».
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