Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie


Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie


Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs


Alain Houziaux

réflexions et poèmes

l'auditoire


Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »


Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

A.C.T.U.E.L.

David et Goliath aujourd'hui

1 Samuel 17

 

Roger Parmentier

 avril 1988

 

 

28 mars 2004
Les Églises longtemps impérialistes et triomphalistes
, permettant à la « chrétienté » de régner par tous les moyens, se trouvaient amoindries et démunies à la fin du XXe siècle.
Elles avaient dû reculer sous les coups de la laïcité, de la démocratie, de l'humanisme, de l'esprit scientifique, du marxisme, de la sécularisation... et c'était une très bonne chose !

Mais les concurrents de la chrétienté tels l'islam (sorte de chrétienté musulmane) et les « forces de progrès » (comme on les appelait parfois) se muaient souvent en totalitarisme et intégrismes. On en trouvait chez les protestants et chez les catholiques, en URSS et aux USA, au Chili, chez les Israéliens et en Iran... Le plus redoutable d'entre eux s'appelait Goliath.

Il était l'intégrisme total, pur et dur, polymorphe. Sa stature et son comportement suscitaient la panique. Sa puissance était militaro-policière, économique et psychologico-médiatique. Il défiait les Églises et leur proposait de choisir un champion qu'il affronterait en combat singulier. Mais, malgré quelques matamores, nul ne se souciait réellement de se lancer dans une telle aventure. C'était la débandade.

De petits groupes, composés de chrétiens critiques et non-conformistes s'avancent alors. Depuis pas mal de temps ils tentaient d'inventer un christianisme joyeusement autocritique et sécularisé, ressemblant au mouvement informel des origines.
Ils décapaient les textes fondateurs et les reformulaient.
Rejetant tout triomphalisme, ils prenaient leur part de responsabilité dans les syndicats et les partis laïcs, les associations tiers-mondistes et anti impérialistes. Volontiers frondeurs, rénovateurs, habitué à ne pas se laisser impressionner par leur situation de minoritaires, habitués à dominer leurs angoisses, il avaient acquis une certaine dextérité dans les lutte et savaient frapper juste et au bon moment. Ce vécu personnel et collectif avait fortifié leur paisible détermination.

Arrivés sur le champ de bataille quand les Églises reculaient en désordre devant le Goliath intégriste, ils avaient accepté de se battre pour le présent et l'avenir de l'Évangile.
Des Églises leur proposèrent aussitôt l'énorme arsenal traditionnel qui avait beaucoup servi : dogmes autoritaires, traditions, lectures fondamentalistes, institutions répressives, mentalités impérialistes, aide intéressée des classes dominantes, mais aussi mysticisme et piétisme, vénération des bâtiments grandioses et des icônes, goût du sacré et amour des liturgies.

Mais ils refusèrent, estimant que ces armes étaient périmées, spirituellement inadaptées et encombrantes. Ils comptaient davantage sur leur Inspirateur, sur l'Esprit frondeur et sur les cailloux du torrent dont ils avaient l'habitude.

Aujourd'hui la bataille est engagée : à votre avis, qui l'emportera ? Mais si nous voulons vaincre les intégrismes adverses, commençons par nous débarrasser du nôtre !

 


Retour
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.