Spiritualité des images

La Vierge au manteau
Un tableau français du début du XVe siècle
Louvre
Richelieu, 2e étage, salle 3
Gilles Castelnau
8 mars 2009
Un monde en ordre dans un ordre hiérarchique absolu : Les ecclésiastiques d’un côté. Le pape le premier, la plus humble moniale en bas. Les laïcs du côté gauche, l’empereur en haut naturellement, à la femme du peuple en bas. Ils sont calmes, ils prient paisiblement, les yeux levés, sans bouger ni manifester le moindre geste personnel de dynamisme, ou d’espérance. Ils sont contents ainsi.
Leurs visages sont typés, on peut sans doute les identifier parmi les personnalités du Puy-en-Velay. Le texte explicatif, signé de Gilles Grandjean, Hélène Millet et Claudia Rabel mentione notamment le seigneur vêtu de blanc (en bas, le 2e à partir de la droite) :
On peut sans doute reconnaître le vicomte de Polignac, le plus puissant noble du Velay : les découpures rouges et blances de sa houpelande reprennent les couleurs et la structure de ses armories.

Le peuple
Dieu n’est pas là. Sa créativité, son dynamisme créateur, son Esprit de paix, de fraternité, de compassion n’est pas figuré. Aucun renouveau n’est à attendre de sa part.
La Vierge Marie penche son doux visage vers ses humbles enfants. Son manteau semble suffire à les protéger du vent et de la pluie. Elle ne fera rien de plus. Elle ne manifeste ni puissance, ni dynamisme, ni capacité d’intervention quelconque. Elle est totalement impliquée dans l’affection de son bébé.
Jésus n’est justement qu’un bébé. Ce qu’il pourra être demain dans son ministère est passé sous silence. Pour le moment il n’est qu’objet d’attendrissement.
Rien ne menace le peuple de Dieu en prière. Tout est bien.

La Vierge et l'enfant
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