
De gauche à droite : l'archevêque Norvan Zakarian, Mgr Williams, le patriarche Bartholomée Ier,
le pape Benoît XVI, le rabbin David Rosen et le professeur Wande Abimbola du Nigéria
assistant à un lâcher de colombes de la paix
« Nous n’avons pas à être
des étrangers
les uns pour les autres »
a dit l’archevêque de Cantorbéry
à Assise
Ed Beavan
rédacteur au Church Times
hebdomadaire de l'Église d'Angleterre
4 août 2011
L’archevêque de Cantorbéry a rejoint environs 300 responsables religieux et personnalités du monde de la culture et de la science, à Assise, jeudi de la semaine dernière, pour une journée de réflexion, de dialogues et de prière pour la paix.
Cette rencontre interreligieuse était organisée par le pape Benoît XVI pour commémorer le 25e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix organisée en 1986 par le pape Jean-Paul II et à laquelle avait participé l’archevêque de Cantorbéry de l’époque, Mgr Robert Runcie.
Mgr Williams a prononcé une des dix allocutions pour la paix qui ont eu lieu durant cette journée, sous le titre « pèlerins de la vérité, pèlerins de la foi » avec des responsables musulmans, hindous, bouddhistes, juifs ainsi que des délégués athées et agnostiques.
Mgr Williams a loué le pape Jean-Paul II qui « était passionnément convaincu que le souci actuel de l’humanité pour la justice et la stabilité exigeait une réponse commune de la part du peuple croyant et sans aucune concession émanant de nos convictions particulières ou de nos traditions. »
Il ajouta que « ce n’était pas un consensus de foi minimum qu’ils étaient venus manifester, mais la profondeur de leurs traditions dans toute leur diversité » ainsi que pour partager leur sagesse « dans le combat contre la folie d’un monde toujours obsédé par la peur, toujours à la recherche d’une sécurité basée sur la méfiance à l’égard des autres et toujours prêt à accepter ou à ignorer les guerres et les épidémies de maladies qui sont responsables de la mort de millions d’hommes parmi les plus pauvres. »
« Une paix durable, dit Mgr Williams, commence lorsqu’on considère son contemporain comme un autre soi-même et que l’on commence à comprendre comment et pourquoi on doit l’aimer comme soi-même. » Le jour de la paix, a-t-il ajouté, est l’occasion de dire au monde que « les hommes n’ont pas à être des étrangers les uns pour les autres ».
Traduction Gilles Castelnau
Church Times
4 novembre 2011