Libres opinions
États-Unis
Respect des
homosexuels
paix en Irak
Reverend Michael
S. Piazza
pasteur de la
Cathedral of
Hope, Dallas,
Texas
9 décembre 2006
Je viens de regarder une rediffusion des protestations des années 1980 au
sujet du sida. J'ai eu la gorge serrée en repensant à
cette période où nous manifestions aux
côtés d'hommes qui mouraient et ne demandaient qu'un peu
d'attention et de soutien.
Nous protestions contre un Président qui avait réussi,
pendant toute une décennie, à ne jamais prononcer le
mot de sida.
Nous avons aussi
manifesté lorsqu'un juge de
Dallas n'avait prononcé qu'une légère sentence
envers un meurtrier puisque sa victime « n'était qu'un
homosexuel ».
Nous avons manifesté devant
l'Hôtel de Ville lorsque le
chef de la police interdisait aux homosexuels de poser leur
candidature aux postes d'agents de police.
Plus récemment, j'ai emmené
mes filles manifester avec moi afin
que les sans-papiers ne soient pas considérés comme des
criminels. Elles ont été fières d'être
parmi les seules blanches au milieu de centaines de milliers de
manifestants. Je n'ai pas su que dire lorsqu'elles m'ont
demandé pourquoi il n'y avait pas davantage de membres de
notre Église.
On nous disait, la semaine
dernière, qu'il y avait
désormais plus d'Américains opposés à la
guerre d'Irak qu'il n'y en avait jamais eu contre la guerre du
Vietnam. J'était trop jeune, à l'époque, pour
participer aux manifestations, mais je me souviens parfaitement des
foules qui remplissaient les rues de nos villes et je me demande
où elles sont aujourd'hui.
Si les Américains descendaient
dans la rue pour exiger la paix, nos
dirigeants ne pourraient pas les ignorer. Ils sont, en ce moment,
tranquilles, dans la mesure où nous sommes bien trop
occupés à faire nos achats de Noël, décorer
nos maisons et nous préparer à célébrer
la naissance du Prince de la Paix.
Mais nous trouverons bientôt le temps
et nous aurons la force d'agir vraiment pour la paix... c'est du
moins mon espérance !
Traduction Gilles
Castelnau
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