Que peut-on croire aujourd'hui
Le
péché
Gilles Castelnau
2 septembre 2008
Parler à nos contemporains de la
présence permanente et paternelle de Dieu est
fréquemment pour eux source d'anxiété tant ils
le considèrent comme culpabilisant : Un Dieu
focalisé sur notre finitude et nos manquements,
horrifié par nos divorces, toujours opposé au
contrôle des naissances, au préservatif anti-sida,
jamais d'accord avec nos idées d'euthanasie, de sexualité
gay...
Un Dieu devant qui il convient de toujours se
reconnaître « pécheur » et qui finalement est comme étranger au monde
nouveau qui s'ouvre aujourd'hui devant nous et ne nous aide
guère à y vivre.
Pourtant c'est une message apaisant et
tonique, que nous révélait Jésus. C'est un Souffle d'espérance, de
fraternité et de compassion qui monte en nos coeurs
lorsqu'avec lui nous apprenons à combattre les vieux
Pharisiens traditionalistes, poussiéreux et méchants
dans leur fidélité obtuse à des règles
qu'ils croyaient saintes.
Paul a
eu raison de leur répliquer que nous sommes tous « pécheurs », que nous respections ou non le sabbat, la
nourriture cacher et la circoncision, car nous sommes « sauvés
par grâce, par le moyen de la foi et que cela ne vient pas de
nous mais du don de Dieu » (Ephésiens 2.8).
Et au Moyen-Age, Luther a eu raison d'affirmer face au pape que ce
n'étaient pas les « indulgences » qui pourraient apaiser l'inquiétude de ses
contemporains devant les menaces de la damnation
éternelle.
Mais ce ne sont pas nos fautes qui nous
rongent dans le monde d'aujourd'hui,
ce sont les forces qui nous manquent, c'est l'espérance qui
s'enfuit, et notre identité même qui nous
échappe, c'est la mort qui nous menace. C'est une parole de
confiance et de renouveau qu'il nous faut, le dynamisme
créateur du Prince de la Vie.
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